L'accident vasculaire cérébral (AVC) est une souffrance soudaine du cerveau à cause d'une artère cérébrale :

- qui s'est complètement bouchée : c'est un AVC ischémique

- qui s'est rompue : c'est un AVC hémorragique, car la cassure de l'artère entraîne une hémorragie.

 

Sommaire :

A/ LA REEDUCATION

B/ L'AMENAGEMENT DU DOMICILE

C/ COMMENT VIVRE AU QUOTIDIEN ?

 

A/ LA REEDUCATION

L'AVC entraîne des lésions cérébrales avec des conséquences variables. Le handicap dépendra des zones du cerveau atteintes. Pour aider le cerveau a récupéré ses fonctions, le patient doit faire de la rééducation.

 

1. Quand et pendant combien de temps ?

- Le plus rapidement possible, lorsque le patient est prêt.

- Aussi longtemps que nécessaire. Il faut savoir être persévérant car la rééducation peut durer de quelques semaines à plusieurs années. Il faut savoir que la récupération n'est pas toujours totale.

 

2. Qui s’occupe de ma rééducation ?

- Le médecin rééducateur. Il définit le programme de rééducation selon votre évolution.

- Le kinésithérapeute. Ses exercices physiques vous permettront de lutter contre l'enraidissement, de renforcer les muscles et de travailler la marche.

- L'orthophoniste. Il vous (ré)apprend à déglutir et à communiquer par la parole, le geste ou l’écriture.

- L'ergothérapeute. Il vous donne des astuces techniques pour votre vie quotidienne et l'aménagement de votre domicile. L'ergothérapie n'est pas remboursée par l’Assurance Maladie sauf au sein d'un hôpital ou d'une structure spécialisée.

- Le psychologue vous aide dans les moments difficiles.

- L'assistante sociale vous épaule dans les démarches administratives, financières ou professionnelles liées à votre invalidité.

Le médecin traitant, les médecins spécialistes, les infirmières, les aides soignantes, les auxiliaires de vie, les aides ménagères... participent aussi au maintien de votre autonomie.

 

B/ L'AMENAGEMENT DU DOMICILE

 

1. De manière générale :

Bien dégager les lieux de passage et ne pas encombrer le sol : éviter les tapis, les fils électriques, les guéridons...

Prévoir des barres d’appui ou des mains courantes, notamment dans les escaliers. Une simple poignée peut suffire s'il n'y a que quelques marches. Il existe des sièges monte escaliers.

Bien éclairer les lieux de vie : augmenter le nombre de points lumineux, installer des interrupteurs va-et-vient, des détecteurs de présence.

Eviter qu'un animal ne se faufile entre les jambes du malade : il risquerait de chuter en voulant l'éviter. Privilégier un animal calme et obéissant, de taille moyenne, qui peut être un vrai soutien moral.

Penser aussi à l’environnement proche : l’accès à la boite aux lettres, au cellier...

 

2. En cas de difficultés à marcher ou à rester debout :

Acheter un guidon de transfert pour aider à sortir du lit.

Faire poser des barres d’appui pour se relever de la baignoire ou des toilettes (sinon opter pour la chaise percée).

Disposer les meubles de manière à ce qu’ils ne gênent pas mais qu’ils puissent au contraire servir de points d’appui. Attention aux meubles instables !

Se doucher assis sur une chaise en plastique. Il existe aussi des baignoires à porte.

 

3. En cas d'utilisation de fauteuil roulant :

Enlever les portes et pousser les meubles qui pourraient gêner le passage.

Disposer le lit à hauteur du siège du fauteuil roulant, quitte à surélever le lit. Il existe aussi des lits médicalisés (manuels ou électriques, en location ou en achat).

Descendre les objets usuels des placards hauts pour qu’ils soient à portée de mains.

 

C/ COMMENT VIVRE AU QUOTIDIEN ?

Les bases

Il ne faut pas négliger le malade même s'il est limité dans ses actions. Par exemple, l’habillage participe au bien-être et à l’estime de soi. Laisser une personne malade en pyjama peut contribuer à son sentiment d’inutilité.

Essayez de respecter l’intimité de votre proche même s’il n’est pas autonome pour se laver, aller aux toilettes... Il est préférable de prévenir votre proche de ce que vous allez faire (ex : lui mettre un gilet) ainsi il va pouvoir effectuer avec vous le geste. Cela évitera des réactions involontaires voire brutales et lui permettra d’être actif (sans sentiment de complète dépendance). Valorisez les progrès accomplis. Demandez au malade de se fixer des objectifs réalisables.

 

Les loisirs 

Le malade doit se changer les idées pour éviter l'isolement et la dépression. Les visites d'amis sont les bienvenues. Si le malade préfère la lecture, il faudra acheter des supports pour tenir les livres ou acheter des livres audios. Il existe aussi : des supports de cartes à jouer, des batteurs de cartes à jouer à piles, des claviers d’ordinateur adaptés, des programmes de reconnaissance vocale, des enfile-aiguilles, des bicyclette à trois roues, des structures pour la pratique sportive (notamment des piscines)...

 

Les vacances

Partir en voyage permet de s'évader du quotidien et peut renforcer les liens familiaux. Prenez assez de médicaments pour tenir tout le séjour (médicaments en bagage à main, avec l'ordonnance). N'oubliez pas de souscrire à une assurance rapatriement. Vérifiez l'accessibilité des lieux de visite. Il existe certains voyagistes spécialisés dans les voyages avec un handicap (sur internet). Certaines activités sont accessibles aux personnes handicapées (ski, parapente, VTT devenant "fauteuil tout terrain").

 

La sexualité

Il n'existe aucune contre-indication à la reprise de l'activité sexuelle.

Sur le plan psychique, la libido peut être diminuée à cause du moral, de la dépréciation que l’on peut ressentir et/ou de certains médicaments. Sur le plan mécanique, la paralysie et les troubles de la sensibilité peuvent gêner la relation.

Voici quelques conseils : soignez votre apparence pour vous sentir attirant, détendez-vous avant le rapport sexuel et prenez le temps de vous masser. C'est peut être l'occasion de tester de nouvelles positions (plus confortables) ou de nouvelles pratiques (aides techniques).

 

Quand reprendre le travail ?

En cas de rétablissement total, la reprise du travail est possible. Une visite de reprise sera effectuée par le médecin du travail.

En cas de rétablissement partiel, il est possible de demander une adaptation du poste de travail au médecin du travail lors d'une visite de pré-reprise par exemple. Il est aussi possible de demander un temps partiel thérapeutique (transitoire) avec l'aval du médecin conseil de la sécurité sociale.

En cas de séquelles ne permettant pas la reprise du travail, des aides existent. Pour les patients de moins de 60 ans avec capacité de travail réduite de 2/3, une demande d'invalidité peut être faite. Il existe différentes catégories d’invalidité permettant de travailler à temps partiel ou d’être pensionné. Ces différentes possibilités seront évaluées par le médecin du travail.

 

Consultez l'association France AVC pour connaître les aides proposées.

 

 Sources : France AVC, Caisse Régionale D'Assurance Maladie d'Ile-de-France, Journal Notre Temps.