Personne ne sait comment sera sa fin de vie.

Mais, en fonction de vos croyances et de votre vécu, vous avez une idée ce qu'elle devrait être.

 

 

1. En parler avec vos proches ou votre médecin

De nombreuses personnes n'ont jamais dit ce qu'elles pensaient sur la fin de vie, le don d'organe, la transfusion, etc.

Qu'importe votre choix, il faut en parler avec vos proches, et si le sujet est trop tabou, à vos amis et votre médecin.

On ne pourra jamais défendre votre opinion si on ne la connaît pas.

 

2. Désigner une personne de confiance

a) Quoi ?

"Une personne de confiance" vous accompagne dans votre parcours médical ; elle peut assister aux entretiens médicaux et vous conseiller dans les prises de décisions.

La personne de confiance n'a pas accès au dossier médical sauf si vous lui donnez procuration.

Si vous ne pouvez exprimer votre volonté, elle est consultée avant toute intervention sauf urgence ou impossibilité de la joindre.

La personne de confiance devient votre messager mais ne donne jamais de consentement à votre place. Elle a un rôle consultatif et non décisionnel : c'est l'équipe soignante qui aura le dernier mot même si elle tient compte de l'avis de la personne de confiance.

 

b) Qui ?

Toute personne de votre entourage en qui vous avez confiance et qui est d’accord pour assumer cette mission : un parent, votre conjoint(e), un ami, votre médecin traitant.

Attention, la personne de confiance s'engage à respecter au mieux les volontés de la personne : ce rôle n'est pas toujours évident à tenir pour un proche notamment en situation de fin de vie.

 

c) Comment ?

Vous devez être majeur.

Indiquez par écrit le nom de votre personne de confiance (qui pourra être révoquée à tout moment) et informez votre médecin traitant ou les équipes soignantes de votre choix.

 

3. Les directives anticipées

a) Quoi ?

C'est un écrit qui regroupe vos directives de fin de vie.

Dans les directives anticipées, vous définissez les interventions acceptés ou refusés lors d’éventuels problèmes de santé, si vous étiez un jour en incapacité d'exprimer votre volonté. L’expérience montre que de telles déclarations se révèlent très précieuses pour les proches et l'équipe soignante, voire la justice.

Les décisions médicales concernant la fin de vie, qui ne sont jamais prises dans l'urgence, sont collégiales c'est-à-dire prises en partenariat avec les médecins et les proches du patient. Les directives anticipées représentent la volonté du patient. Leur contenu est prioritaire sur tout autre avis non médical, y compris sur celui de la personne de confiance. Le médecin les appliquera, totalement ou partiellement, en fonction des circonstances, de la situation ou de l’évolution des connaissances médicales.

A savoir que l’euthanasie, c’est-à-dire l’administration volontaire de substances provoquant la mort de manière délibérée, est interdite en France.

 

b) Pourquoi ?

Votre capacité de discernement peut être sérieusement limitée par la maladie, qui peut parfois survenir de manière soudaine et inattendue. Les directives anticipées sont utiles dans toute situation de fin de vie, c'est-à-dire une affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale, qui peut être liée à un état cancéreux, à un lourd handicap suite à un accident de la route, un infarctus ou un AVC, ou encore à un état de vieillesse avancé.

 

c) Comment ?

- Vous devez être majeur.

- Vous devez être en état d’exprimer votre volonté de manière libre et éclairée au moment de la rédaction, c'est-à-dire ne présenter aucun trouble neurologique ou psychiatrique alternant votre discernement.

- Vous devez écrire vous-même vos directives. Elles doivent être datées et signées et vous devez préciser vos noms, prénoms, date et lieu de naissance.

Si vous ne pouvez pas écrire et signer vous-même vos directives, vous pouvez faire appel à 2 témoins qui attesteront que le document exprime bien votre volonté.

- Le document est valable 3 ans. Des directives périmées n'ont plus de valeur judiciaire mais pourront toujours être consultées par l'équipe médicale. Vous pouvez bien sûr modifier ou annuler vos directives anticipées à tout moment.

- Il est préférable de remettre une copie de vos directives anticipées à votre médecin traitant. Vous pouvez garder l'original dans votre portefeuille.

 

d) Quoi exactement ?

Vous indiquez vos souhaits concernant les soins de fin de vie (acceptation ou refus d’un traitement, respect de la demande de non acharnement thérapeutique, soins de confort, fin de vie à domicile) et votre décision concernant le don d’organes.

Il n’est pas nécessaire de répondre dans l’immédiat à toutes les questions des directives anticipées. Vous pouvez remettre à plus tard certaines décisions, voire les laisser en suspens.

 

MAIS PLUS VOUS SEREZ PRECIS, MIEUX VOUS SEREZ COMPRIS.